Chez les hommes, les troubles d’érection sont un problème assez particulier qui a fait l’objet de multiples recherches. Ils toucheraient dans 20 % des cas, des hommes âgés de plus de 60 ans et plus de 10% des hommes de moins de 50 ans. 

Nombreux sont les facteurs qui sont à la base de ce genre de problème : âge, hyperglycémie, artériosclérose, lésions nerveuses, ablation de la prostate ou encore lyophilisation.

Cependant, il se pourrait que la dysfonction érectile ait une origine génétique. C’est ce dont fait cas une étude publiée le lundi 8 octobre 2018 dans les comptes-rendus de l’Académie américaine des sciences (PNAS). Selon cette étude, une nouvelle variation génétique serait responsable d’environ un tiers des troubles de l’érection et augmenterait le risque d’apparition.

Troubles de l’érection : qu’en sait-on réellement ?

Problème aussi bien tabou que commun, les troubles d’érection ne sont pas à négliger. Outre la gêne relationnelle et sociale qu’ils peuvent engendrer, ils sont souvent initiateurs de pathologies pouvant s’avérer mortelles.

Qu’est-ce qu’une dysfonction érectile ?

Selon L’Association Française d’Urologie, la dysfonction érectile peut se définir comme étant une incapacité d’avoir ou de maintenir une érection constante pour permettre une activité sexuelle durant au moins trois mois. Dans certains cas, il peut s’agir d’une incapacité à avoir une érection (dysfonction érectile primaire), mais généralement les troubles sont associés à une incapacité de maintien d’une érection jusqu’à l’orgasme ou au moment de la pénétration : perte progressive de l’érection ou diminution de la rigidité au moment de la pénétration (dysfonction érectile secondaire).

L’échec de certaines thérapies contre les troubles d’érection sur certains sujets

Il existe des thérapies basées sur les facteurs causant la dysfonction érectile mais elles s’avèrent insuffisantes. Le généticien Eric Jorgenson, auteur principal de l’étude déclarait à cet effet que les traitements mis sur pied contre le dysfonctionnement érectile n’est pas efficace sur tous les hommes. Des expériences pratiquées sur des jumeaux révèlent qu’environ un tiers du risque est causé par des facteurs génétiques.

Une augmentation du risque de dysfonction érectile à cause d’une variation de l’ADN

À partir d’une base données de 36 649 patients, les scientifiques ont en effet perçu une variation sur une zone spécifique du génome situé tout juste à côté du gène SIM1, qui agit en particulier pour réguler le poids du corps et la fonction sexuelle. Selon les chercheurs, cette variation induit un risque accru de la dysfonction érectile.

Dans un communiqué, le professeur et généticien Eric Jorgenson expliquait que affirmait que cette trouvaille est la preuve que ce trouble peut parfois bien avoir une origine génétique atteste le site lacliniquedupenis.fr. L’identification du premier facteur de risque génétique de la dysfonction érectile est une découverte passionnante, qui favorise ainsi la naissance de nouvelles investigations sur de nouveaux traitements à base génétique 

Un facteur génétique à risque de dysfonction loin d’être minime

Le facteur génétique identifié est non négligeable. En effet, l’étude a montré que les variations identifiées sur le locus génétique SM1 étaient liées à une hausse de 26% du risque de dysfonction érectile. Ce nouveau risque est cependant des autres facteurs de risque déjà établis tels que le diabète, l’âge ou l’obésité, ce qui donne des résultats médicaux uniques. Il augmente de 59% chez les personnes disposant de 2 clones de la variante, affirmait le Pr Eric Jorgenson. Cette variante génétique identifiée à partir de ces nouveaux travaux représenterait 2% du risque.

Les autres plus grands facteurs du dysfonctionnement érectile sont notamment le tabagisme, l’obésité, le diabète et les maladies cardiovasculaires. Il est donc évident que les hommes qui s’attaquent à ces facteurs peuvent réduire leur risque de dysfonction érectile.

Une ouverture pour de nouvelles thérapies plus efficaces

Cette nouvelle découverte du groupe de scientifiques composé par le Pr Eric Jorgenson ouvre une porte pour de nouvelles thérapies qui prendraient en compte le nouveau facteur génétique pour soigner les troubles d’érection. Le chercheur se base sur les résultats de ces découvertes pour expliquer la raison pour laquelle certains traitements ne fonctionnent pas toujours. Selon lui, la région cible identifiée dans le génome humain pourrait agir indépendamment des autres facteurs à risques. 

Il propose donc la mise au point de nouveaux traitement qui auront pour particularité, la variation de la localisation génétique. Ce changement pourrait aider grandement les hommes qui n’ont pas obtenus d’effets probants des suites du traitement initial.

En somme, il faut retenir que ce trouble peut donc provenir d’un cause entièrement génétique.